3 questions à Louis Boujon, responsable de l’organisation « J’aime la Loire Propre » sur le territoire de Donges

Avant de lui laisser la parole, quelques mots sur Louis Boujon 

HommPortrait_Louis Boujone engagé depuis de très nombreuses années dans l’univers cynégétique. Plus d’une quarantaine années en tant que Président d’une société de chasse à Donges. Il nous dit en toute simplicité, « je viens de passer la main, mais je reste dans le bureau pour accompagner le nouveau Président car il y a beaucoup de choses à apprendre en particulier avec la fédération ». Louis Boujon est passionné de chasse aux gibiers d’eau, il aime partager ses nombreux souvenirs et se caractérise par une vraie sensibilité pour l’action collective sur son territoire.

 

Pourquoi vous investir dans une telle action ?

A l’origine, il y a environ une dizaine d’années, nous avions reçu un courrier de la Fédération des chasseurs de la Loire Atlantique qui nous informait de cette initiative de nettoyage des bords de Loire.  « J’ai tout de suite adhéré à ce projet. Je me suis débrouillé avec des copains pour mettre en place l’opération « j’aime la Loire Propre » sur notre territoire car je trouvais cette démarche utile et nécessaire. C’est notre rôle également car la chasse nous permet de connaître et d’observer les différents espaces, plaines, zones marécageuses….avec une chance chez nous, tout est plat ». Louis Boujon a l’habitude des responsabilités car il a été de très nombreuses années responsable de chantier dans le bâtiment ou dans les travaux fluviaux. On le sent à l’aise dans l’organisation d’une telle action, à savoir, mobiliser des bénévoles, prendre contact avec la déchetterie, la mairie, ou encore les entreprises locales……

Qu’observez-vous sur votre territoire ?

« Nous sommes vraiment tributaire de la météo. Ce qui nous amène de nombreux déchets, c’est la conjonction des tempêtes et des coefficients importants de marée. Dans ce cas, les déchets viennent se déposer sur les pâtures. Nous collectons souvent des bouteilles en verre et en plastique, des bidons de 50 litres, du cordage….et occasionnellement des roues entières ou des pièces de voiture ».

Etes-vous satisfait de la mobilisation ?

« Pas vraiment, mais nous avons la chance d’avoir de nombreux fidèles d’années en années. Je pense en particulier à quelques gars des sociétés de chasse de Prinquiau et de Donges ; Ce n’est pas faute d’en parler, mais cela reste difficile de mobiliser d’autres bénévoles. Nous sommes en général 20 ou 30 personnes.

Quelques artisans, agriculteurs viennent nous aider également avec l’apport de camions, de tracteurs…. Nous remercions les participants avec un pot de l’amitié.

Nous aimerions vraiment avoir plus de monde pour nos prochains rendez-vous.

Toutefois, nous nous sentons  un peu moins seul car depuis trois ans, la Fondation pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage nous apporte quelques soutiens avec des gants, des gilets, des bâches….nécessaires pour réussir ce ramassage et ainsi éviter que ces déchets se retrouvent en mer ».