Vif succès pour la première édition de « J’aime la Seine Propre » dans l’Aube.

Cette grande opération de nettoyage des bords de Seine s’est déroulée pour la première fois dans l’Aube, le samedi 24 Mars en matinée.

Une première édition qui a permis de mobiliser plus de 650 personnes. Plus de 190 m3 de déchets ont été collectés par les chasseurs de déchets de l’Aube.

Depuis quelques années, différentes associations et bénévoles nettoient déjà les berges de la Seine. Pour la première fois cette année, la Fédération des Chasseurs de l’Aube a organisé et coordonné l’opération « J’aime la Seine Propre » dans le département, entre Troyes et Montereau-Fault- Yonne (Seine et Marne) avec le soutien de la Fondation pour la protection des habitats de la Faune Sauvage.

L’objectif étant de réunir et de déployer un maximum d’amoureux de la nature le long des 250 kms de la Seine pour ramasser les déchets, souvent charriés par les récentes crues.
Les mêmes trouvailles ont été souvent récupérées, déchets ménagers, bouteilles en verre, pneus….et même un frigo….
Nos chasseurs de déchets ont même permis de recenser les gros arbres tombés lors des dernières tempêtes et prévenir les services concernés.

Pour les chasseurs, cette initiative va « au-delà de l’image réductrice de la chasse. Les enjeux de la fédération de chasse sont la gestion des espaces naturels et des espèces. Avec les associations de protection de la nature, nous avons les mêmes problématiques. À partir de là, nous avons essayé de lancer cette opération pour créer une synergie. »

Une synergie qui a fonctionné puisque 661 personnes ont participé à cette première édition.
Même si les crues du mois de janvier ont refroidi l’enthousiasme de certains.

À Romilly-sur- Seine, 80 personnes ont participé à cette opération. Les chasseurs de la Fraternelle, les pêcheurs de la société de pêche de Romilly-Méry, ainsi que des élus et citoyens sont également venus pour prendre part à la sauvegarde de l’environnement.
Pierre Vignez et Laurent Jacquard de la fédération ont orchestré cette opération programmée sur quatre secteurs : La Béchère, Le Passage, le bois de la Base, en donnant à chacun le sac équipé du matériel de collecte. Le secteur des Marais a été confié à la société de chasse de Pars-lès- Romilly.

À Nogent-sur- Seine, rendez-vous était fixé au local de Soufflet agriculture, l’un des dix sites de rassemblement prévus pour l’opération. Là, les participants ont été accueillis par les différents acteurs de l’opération qui leur ont distribué un kit réunissant le nécessaire pour le ramassage des déchets : gants, gilet fluo, sacs de tri, fiche de tri, une barre de chocolat et une bouteille d’eau. Les consignes de ramassage ont ensuite été exposées par Thibault Mendoza, de la fédération départementale des chasseurs de l’Aube. Après avoir été formés, deux groupes sont partis chacun de leur côté : l’un sur l’île de l’Ormelat, particulièrement touchée par la pollution, l’autre sur les 7,5 km de bords de Seine en direction de Marnay. De nombreux déchets en tout genre ont été collectés: de très nombreuses bouteilles et canettes et ainsi que quelques objets insolites comme une canne à pêche, pulvérisateur de jardin…

À Barberey-Saint- Sulpice, une centaine de bénévoles ont répondu présent et ont retroussé leurs manches. Aurélie, jeune maman, a fait le déplacement avec ses trois enfants. L’un dans une écharpe de portage, les deux autres sur la terre ferme. «  C’est intéressant pour les enfants de constater sur le terrain tout ce qu’il ne faut pas faire. » Ne pas jeter de bouteilles en verre – elles sont légion – ni de canettes de bière – elles sont aussi nombreuses – ni encore de gaines de tuyaux, d’établi, de tôle, d’huile, de seringue, du carrelage. «  Je ne pensais pas trouver de déchets aussi diversifiés  », s’étonne Christian. Et ceci n’est que la partie émergée du problème. « On ne voit pas grand-chose à cause des crues mais sous l’eau, on peut trouver des réfrigérateurs, des voitures aussi  », assure André, le responsable du groupe.

Lors du bilan présenté à Nogent-sur- Seine, les organisateurs ont noté que peu d’enfants étaient présents. D’où une réflexion sur la mise en place d’un rendez-vous décalé, en partenariat avec le cercle d’aviron nogentais, le vendredi précédant l’opération « J’aime la Seine propre » afin d’y associer les écoles.

Le bilan est tout de même très positif. Il a ravi les partenaires, notamment les entrepreneurs et les associations qui ont d’ores et déjà assuré qu’ils participeraient à la prochaine édition.

Propos recueillis par Catherine Delmare et Albane Wurtz

La presse a très bien relayée l’information et a permis de communiquer l’opération au plus grand nombre.

Communication avant l’opération:

Les retours de l’opération: