4314,nuage-de-mots-2011-05-09

La Fondation pour la Protection de Habitats de la Faune Sauvage agit avec conviction dans l’esprit du développement durable.

Des pratiques telles que la chasse, la pêche ou toutes les activités en lien avec la nature se doivent en effet de s’interroger sur la meilleure manière de préparer un demain viable et vivable. Nous devons toujours associer, voire réconcilier, les trois mondes : écologie, économie et social, les trois piliers du développement durable.

Ces activités, si elles répondent aux besoins du présent, ne doivent pas pour autant compromettre le futur que nous préparons pour les prochaines générations. Il est fondamental que nous tenions compte à la fois du passé, du présent et de l’avenir. Nous ne pouvons ainsi nous satisfaire d’un simple rôle de « consommateur » de notre environnement au détriment de celle que l’on dénomme « Dame Nature ».

La Fondation s’est inscrite dès sa création dans cet esprit Développement Durable, et a été déclarée d’utilité publique en 1983. Cette reconnaissance implique la transparence de ses comptes et une gouvernance ouverte, comptant avec la présence de personnalités extérieures, notamment issues du Ministère de l’Ecologie. Ce fonctionnement répond ainsi à certains des principes fondamentaux de la responsabilité sociétale et environnementale. Son activité principale est par ailleurs l’acquisition de territoires « dits sensibles » par leur biodiversité afin d’en assurer la protection. Il peut s’agir aussi bien d’une espèce végétale, que d’un animal ou d’un habitat…..

Cette volonté de conservation et de préservation des espaces s’accompagne d’une envie de partager et de faire connaître ses territoires au public. C’est ainsi qu’elle développe sur place des actions nommées « Club Nature » afin de permettre aux jeunes générations de découvrir un lieu, une espèce, un mode de vie… L’esprit d’échange déjà présent dans ces moments de convivialité avec des techniciens des fédérations est complété par l’implication de nombreux tuteurs. Ce sont souvent (mais pas uniquement) des retraités qui viennent alors rencontrer le public. Parmi eux, des spécialistes des champignons, des naturalistes, des forestiers, des chasseurs, des pêcheurs ou simplement des amoureux de la nature qui aiment transmettre et partager.

Depuis 2013, La Fondation s’est investie dans une action de nettoyage des berges de la Loire initiée par les Chasseurs de Gibier d’eau du Loiret. Cette opération fait partie des nombreuses activités que mène la Fondation dans un esprit de responsabilité sociétale et environnementale. Les parties prenantes sont aussi variées qu’impliquées: collectivités locales, entreprises, centres de formation, bénévoles, salariés ou encore associations. Six éditions ont déjà eu lieu, plus de 10 000 bénévoles nous ont aidé à poursuivre avec succès cette opération nommée « J’aime La Loire Propre ». Son succès est le signe d’une demande et d’une préoccupation de la société dans son ensemble. Notre volonté dans ce type d’investissement est de faire en sorte que fleuves et rivières puissent être propres. Au delà de l’aspect visuel, ce nettoyage est important pour la qualité de l’eau, de l’air mais aussi pour toutes les espèces vivant dans un univers aussi fragile.

Nous constatons que cette action répond à « l’intérêt général ». Si cela pourra sembler présomptueux à certains, il s’agit avant tout pour nous de faire en sorte que chacun puisse contribuer à son niveau au développement durable et s’inscrire comme « acteur responsable » d’un territoire, d’une activité…. à l’image du colibri de Pierre Rabhi.

Notre seule ambition est ainsi de faire vivre des actions qui favorisent le respect des principes du développement durable et d’impliquer dans celles-ci un maximum de citoyens engagés.